J'ai comme un bleu à l'âme, hématome d'amour
Ma sensibilité n'est pas assez rugueuse
Je m'écorche à tes mots que j'espérais si tendres
J'avais le sentiment d'être une femme heureuse
Car comprise de toi et dans tes bras me rendre
Mais tu t'es endurci et tu ne me vois pas
Ni ne vois mon amour et te mets en colère.
Je mesens trop fragile. A entendre cela
L'angoisse monte au ventre et je ne sais que faire
Tu me dis revenir au dernier mois de mai
Et je sens ressurgir ce que j'ai tant vécu
La paralysie fige un sourire qui nait
Qu'est-il donc devenu cet homme que tu fus ?
J'ai peur de tes mots durs qui ne m'écoutent pas
Imposant le silence en ignorant mes larmes
J'avais tant confiance en me livrant à toi
Je ne saurais jamais être une dure femme
J'espère et je redoute alors nos retrouvailles
Mon coeur était aux anges, j'étais en plénitude
Moi qui espérais tant que cesse la bataille
Je me trouve à nouveau devant ma solitude
Ma confiance en moi s'estompe davantage
Je me sentais pourtant si près de ton épaule
Je t'aurais dit ma vie, mes sombres paysages
Mais la sérénité dans l'absence me frôle
Alors je fais l'effort de me forcer à croire
Que tu es l'homme doux que j'avais rencontré
Ta sensibilité rangée dans un tiroir
Qu'il suffit de l'ouvrir pour tout recommencer
Je me souviens de toi lors de ce rendez-vous
Si patient, si aimant, si caressant, si doux
Nous étions des enfants sur le parking des anges
La colère n'est pas du domaine des anges
Elle appartient aux hommes, au monde des adultes
Qui refroidissent tout à se montrer ainsi
Et dans mon coeur d'enfant, je sens comme une insulte
A rendre notre amour plus bas que nos soucis
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