Lundi 11 février 2008
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Ce n'est pas de la prose, ce n'est que mon histoire,
Qui part d'on ne sais où pour aller nulle part
Je croyais qu'à ton coeur, elle allait s'en aller
Et que tu étais là, venant me consoler.
Rien de tel s'est produit, tu as tout confondu
Mes paroles, mes silences tout ça m'est revenu
En ultime reproche de n'être pas de celles
Avec qui ça balance le temps d'une étincelle.
Que dire pour ma défense, la distance est plus forte
Que tous les mots non dits et ceux que l'on colporte,
Tu as pris mon discours réduit au monologue,
Tu as donné son prix comme sur un catalogue
Alors, je te dis bien que tu n'as pas compris
Ce que je traversais lorsque je t'ai écrit
Je refuse le ton qui fait que tu condamnes
Celle qui aujourd'hui t'offrait jusqu'à son âme
Je refuse aussi tout ce qui n'est pas raison
A mon sens, jugement tient compte d'un contexte
Je constate en pleurant qu'ici, c'est moi la con
Qui a cru un instant que tu étais céleste
Eh oui, je t'ai porté bien au delà des nues
Je t'ai aimé très fort, et quelle déconvenue
J'étais seule à vouloir en toi me reconnaître
Et c'est toi aujourd'hui qui vient d'envoyer paître
Une femme comme moi, qui n'a jamais menti
A toujours osé dire ce que d'autres auraient tues
Faut-il pour exister écrire des "menteries"
Pour te plaire Jean-Yves, tu ne l'avais pas dit