Vendredi 5 juin 2009
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Les non-dits sont poisons qui me tuent lentement
J'espérais là si fort que tu devinerais
Qu'en me cachant de tout ce qu'est ta vie d'avant
Je me vivrais honteuse et laide assurément...
Je n'ai pas su me taire après avoir tant tu
Les blessures profondes ont envahi mon être
Je me sens ridicule tel un pauvre fétu
Qui, humide de larmes m'éteind et me pénètre
Je me sens si "à part" dedans ma drôl ' de vie
Fragilisée bien plus que tu n'imaginais
Avec cette impression d'être toujours punie
Depuis ma maladie, j'ai mendié c'est vrai...
A devoir tout prouver, être irréprochable
Me devant d'être heureuse pour m'être tant battue
Contre moi, contre toi, contre l'inénarrable...
J'ai mené mes batailles en soldat incongru...
Devant tout justifier jusqu'à l'incompétence
Où je me heurte seule avec mes pauvres forces...
Telle une marionnette au bout d'un fil qui danse
Au gré du vent des autres... en heurtant leurs écorces....
J'ai souvent vu ma mort comme une délivrance
Délivrant ceux qui croient que je ne vaux plus rien
Je sais et connais mes piètres compétences
Et de ma dignité je ne connais plus rien....
Je ne veux plus souffrir, je ne veux plus pleurer
Je voulais seulement un jour pouvoir souffler...
Les vents me sont contraires et je me suis perdue
A tant vouloir me taire...que suis-je devenue ?
Une femme en souffrance incomprise souvent...
Cherchait dans ce silence à garder tête haute...
Mes émotions me happent et viennent m'étranglant
Le noeud coulant me serre et là, tu vois...je saute...